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L'ESPAGNE COMPTE 13 100 MILLIONNAIRES DE PLUS EN UN AN : VOICI À QUELLE VITESSE LA RICHESSE AU SOMMET PROGRESSE

L'ESPAGNE COMPTE 13 100 MILLIONNAIRES DE PLUS EN UN AN : VOICI À QUELLE VITESSE LA RICHESSE AU SOMMET PROGRESSE
9 juin

Au cours de l'année écoulée, le nombre de millionnaires en Espagne a augmenté de plus de 5 %. Au total, 13 100 personnes fortunées sont venues s'ajouter à cette liste, ce qui porte à 259 700 le nombre d'habitants disposant d'un patrimoine disponible d'au moins un million de dollars. Cela concerne spécifiquement les actifs investissables ; les biens personnels tels que la résidence principale et les voitures ont été exclus de ce calcul. C'est ce qui ressort du dernier World Wealth Report, dont les données ont été largement relayées en Espagne par des médias comme Telemadrid et par des analystes économiques. Non seulement la taille du groupe a augmenté, mais son capital collectif a également progressé de 6,7 %, atteignant le niveau record de plus de 672 milliards d'euros. Au sein de ce groupe se trouve en outre un noyau croissant de personnes dites "ultra-riches", dont la capacité d'investissement dépasse les 30 millions de dollars.

Les trois moteurs de la croissance du patrimoine 

Les experts financiers pointent du doigt trois piliers macroéconomiques clairs qui ont facilité cette forte croissance : Des marchés boursiers performants : Les bourses ont affiché de solides rendements l'année dernière, générant des profits directs pour les portefeuilles d'investissement importants. Un secteur bancaire sain : Les banques espagnoles se sont montrées financièrement solides et ont profité, entre autres, des taux d'intérêt. Le boom immobilier : La hausse continue de la valeur des biens immobiliers a fonctionné comme un volant d'inertie pour le capital déjà présent. Le rapport met également en lumière une tendance structurelle : même les années où le nombre total de millionnaires baisse légèrement en raison des fluctuations économiques, la pointe absolue parvient souvent à accroître son patrimoine collectif. Ce phénomène de concentration du capital a fait doubler le nombre d'ultra-riches espagnols en l'espace de dix ans.

Les noms établis et le manque d'innovation 

Le sommet absolu du classement de la richesse en Espagne, traditionnellement dominé par la liste Forbes, reste le domaine de fortunes familiales bien établies. Les secteurs de la mode, du commerce de détail, des infrastructures et de la banque dominent cette dynamique depuis des décennies. Amancio Ortega, le fondateur du groupe de mode Inditex qui détient des marques comme Zara, occupe incontestablement la première place. Les récents rapports sur les milliardaires révèlent un déséquilibre flagrant au sein de cette élite : bien que l'Espagne ait récemment accueilli huit nouveaux milliardaires, Ortega possède à lui seul plus de la moitié de la fortune totale de l'ensemble du club des milliardaires espagnols. Il est frappant de constater, par rapport à d'autres économies occidentales, l'absence quasi totale de jeunes entrepreneurs de la tech dans les sphères les plus élevées. Alors que dans les pays anglo-saxons et dans certaines parties de l'Europe du Nord, les nouvelles plateformes numériques bousculent le statu quo, la richesse espagnole reste concentrée au sein des structures traditionnelles au lieu de se propager par le biais de l'innovation.

Le revers de la médaille: l'inégalité croissante des richesses Ces records au sommet contrastent fortement avec la réalité quotidienne du citoyen espagnol moyen. Tandis que le capital de l'élite grandit, une grande partie de la population est confrontée à l'inflation et à la stagnation du pouvoir d'achat. Trouver de l'espace pour épargner est devenu une utopie pour beaucoup. Le principal catalyseur de ce fossé est le marché du logement. L'année dernière, l'Espagne a enregistré la plus forte hausse des prix de l'immobilier depuis vingt ans, une augmentation qui représentait plus du double de la moyenne européenne. Ces mêmes hausses de prix qui alimentent les bilans des investisseurs immobiliers éloignent de plus en plus les profils de primo-accédants, les jeunes et les revenus moyens de la possibilité d'acheter leur propre logement.

Pertinence pour les acheteurs belges et néerlandais 

Pour les Néerlandais et les Belges qui envisagent d'émigrer en Espagne ou qui y recherchent une résidence secondaire, cette dynamique économique est d'une importance capitale. Le boom immobilier qui enrichit les millionnaires locaux touche directement le portefeuille de l'acheteur étranger. Les prix dans les régions côtières populaires (les Costas) et dans les centres économiques tels que Madrid et Barcelone ont fortement augmenté ces dernières années. Les analystes prévoient que cette tendance à la hausse se maintiendra pour le moment, portée par de solides performances économiques nationales. Ceux qui entrent sur le marché aujourd'hui paient nettement plus cher qu'il y a quelques années. L'Espagne se positionne ainsi au sein de l'Europe comme l'un des pays affichant la plus forte croissance des grands patrimoines, même si cette médaille économique présente un revers évident pour l'accessibilité du marché local.

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